Plates‐formes technologiques
La recherche technologique nécessite parfois des moyens spécifiques trop coûteux pour qu’un seul acteur puisse les financer. Plusieurs acteurs peuvent néanmoins s'associer pour créer des plates-formes technologiques, dans le cadre de la fabrication, de mesures, de tests, d’essais d’usage. Cette notion de plate-forme peut ainsi représenter des réalités très diverses. Celles qui sont privilégiées sur le campus visent à établir un lien entre la recherche académique et le monde industriel. L'accent est mis sur :
- Les plates-formes dédiées à des démonstrations de faisabilité à une échelle proche de celle des cas d’utilisation réelle. Il peut s’agir de démonstrateurs ou de centres d’intégration visant à tester des innovations dans un contexte industriel.
- Les moyens de calcul, d’essais ou de mesure qui sont mis à disposition des industriels éventuellement avec des prestations supplémentaires s’il s’agit d’aller au-delà de la simple mesure.
Les grands instruments
Certains grands instruments du plateau jouent déjà le rôle de plate-forme. On peut citer en particulier le cas du rayonnement de synchrotron Soleil et des neutrons du réacteur Orphée. A ces deux grands instruments, sont associés des « portails d’entrée » (Orphée technologie, division des services techniques et valorisation du synchrotron Soleil) pour les industriels qui souhaitent simplement faire des mesures, ou utiliser ces sondes en collaboration avec des chercheurs.
Les plates-formes existantes
Il existe également diverses plates-formes plus spécialisées mises à la disposition des chercheurs ou des industriels.
On peut citer le cas d'IMAGIF, plateforme de ressources de haute technologie en sciences du vivant du CNRS de Gif-sur-Yvette. Depuis février 2008, cet ensemble est ouvert aux mondes académique et industriel. Elle permet d’aborder des sujets tels qu’exploration fonctionnelle du vivant, les protéines et leurs assemblages, le fonctionnement des gènes et d’autres composantes du génome, caractérisation structurale et fonctionnelle de molécules à visée thérapeutique…
Grâce à l'ouverture d'un compte client, chaque industriel peut consulter, de manière sécurisée, son projet de recherche par l’intermédiaire d’un portail Internet :
- réservation d'équipement
- fichiers de données ou de comptes-rendus d'analyse
- suivi des étapes clé et avancées du projet
- constitution de l’équipe projet
- processus de facturation des prestations effectuées sur la(les) plateforme(s).
Les projets de plates-formes
Le dossier Campus Paris Saclay compte de nouveaux projets de plates-formes, notamment :
Un projet de plate-forme « Procédés, mécanique, matériaux »
AgroParisTech, Mines ParisTech et l’ENSTA ParisTech proposent la mutualisation, entre les acteurs du plateau de Saclay, d’une plate-forme d’innovation technologique dans le domaine « agroalimentaire, mécanique, matériaux et procédés ». Elle travaillera en étroite coopération particulièrement avec les centres de recherche d’AgroParisTech, de Mines ParisTech, Ensta ParisTech, l’Ecole Polytechnique et l’ONERA. Cette plate-forme sera dédiée à :
- une mission de formation car elle permet la mise en pratique de connaissances en sciences de l’ingénieur, en génie des procédés et en sciences et génie des matériaux dans un contexte proche de la réalité industrielle;
- la validation des procédés. Cette validation pourra être, selon les cas, effectuée par un enseignant-chercheur, un industriel, une spin off, ou des étudiants.
- une mission de recherche réalisée sur les échelles intermédiaires ou en vraie grandeur. Ces missions de recherche pourront concerner les chercheurs, mais aussi des industriels utilisant les outils mis en commun.
Implantée au sein de l’IPHE, cette plate-forme d’environ 4 000 m2 comportera des bureaux et des espaces libres équipés pour recevoir des expériences à grande échelle (hottes, électricité de puissance, arrivée et évacuation des fluides).
Nano-INNOV : le centre de conception et d’intégration
Les ruptures apportées par les nanotechnologies amènent à reconsidérer de façon plus globale l’ensemble des interactions entre dispositifs, composants, systèmes et leur structuration architecturale en différents niveaux. Il faut pour cela impérativement intégrer dans le centre de conception et d’intégration des compétences critiques en technologies logicielles et microélectroniques, rassembler des forces interdisciplinaires (physique, biologie,…) et accéder à des plates-formes technologiques de pointe pour maîtriser la conception de ces systèmes complexes. Le centre de conception et d’intégration pluridisciplinaire porté par le CEA va jouer un rôle clé dans la recherche partenariale pour l’industrie. L’objectif est de proposer de nouveaux outils de conception adaptés à la maîtrise des nanotechnologies et de leur intégration dans les systèmes, de concevoir, prototyper et tester rapidement les dispositifs et les technologies frontières permettant de développer les systèmes du futur. Il s’agit d’intégrer l’interdisciplinarité et la convergence des technologies dans la démarche.
Les priorités sont :
- Méthodes et outils de conception, architectures aux frontières Matériel/Logiciel , …
- Conception, intégration et développement technologique de nano - dispositifs en s’appuyant sur les différentes plates-formes technologiques de Nano-INNOV et III-V Lab (Alcatel-Thales)
- NanoMED : la médecine constituera un domaine applicatif fécond (conception fondée sur la biologie systémique ou synthétique, bio-nanomatériaux pour la délivrance de médicaments, l'imagerie ou la médecine régénérative, bio-dispositifs pour le diagnostic ou la thérapie). Plusieurs laboratoires des sciences de la vie du futur Campus s'appuieront sur les plateformes de Nano-INNOV pour y concrétiser technologiquement ces modalités inédites d'interaction avec le vivant.
Ce centre sera étroitement couplé au centre de nanosciences et de nanotechnologies porté par le CNRS et l’université Paris-Sud 11 et à des plates-formes de nanocaractérisation accessibles aux industriels.








