Logement, restauration et services
On ne peut penser un projet aussi vaste sans se préoccuper de la question du logement, de la restauration et des services. Le dossier soumis pour le plan Campus prévoit 60 hectares de surface dédiée aux lieux de vie (habitation, services, centre des congrès). Les acteurs travaillent en liaison avec la mission de préfiguration de l'établissement public, le CROUS de Versailles, l’association Saclay Coté Etudiants pour lister les besoins au plus prés de la réalité. On peut d’ores et déjà donner quelques estimations de l’ampleur du projet.
Estimations sur le logement :
Il s’agit de prendre en compte l’arrivée de nouvelles populations.
- Les personnels des établissements : Actuellement, on estime que 20 000 personnels sont employés par les établissements déjà présents, dont environ 30% vivent près du Campus. Le développement de l’activité devrait entraîner l’arrivée de 8 000 employés de plus. Si on suppose que leur comportement sera le même que celui des présents, ce mouvement induirait une demande de logements à proximité pour 2 500 familles.
- Les étudiants des grandes écoles : Ces établissements ont une politique de logement de proximité. C’est ainsi que près de 3 500 étudiants de grandes écoles (soit 55% de l’effectif total de 6 400) vivent déjà très près de leurs lieux de cours (HEC, IOGS, Polytechnique, Supélec). L’arrivée de 9 300 élèves supplémentaires va générer une demande estimée à 8800 places, réparties entre les zones Palaiseau et Moulon et dans une moindre mesure à HEC.
- Les étudiants de l’université de Paris-Sud 11 : Ils sont actuellement environ 10 000, et devraient être 15 000, après l’arrivée de ceux installés à Chatenay-Malabry. Les étudiants de Paris-Sud 11 souffrent actuellement d’une offre de logement insuffisante à proximité du Campus (les résidences CROUS totalisant de l’ordre de 2 000 places). L’enjeu principal est d’augmenter pour ces étudiants une offre de logement à proximité du Campus, ce qui demanderait 5 000 places supplémentaires pour des ratios proches de ceux des grandes écoles.
- Les visiteurs, stagiaires longue durée, post-doc : Il s’agit de chercheurs présents sur des durées modérées de 6 mois à 3 ans. On estime que leur population va passer de 6 000 en 2009 à 9 000 en 2020. Pour améliorer l’attractivité du campus, nous prévoyons des résidences pour cette population.
En conclusion, le développement du Campus implique la construction à proximité de logements pour environ la moitié des arrivants. Cela concernerait entre 10 000 et 15 000 places supplémentaires (5 500 actuellement) suivant les hypothèses faites. Ces logements seraient sous des formes diverses (chambre, studio, colocation en proportions du même ordre de grandeur), et représenteront une surface de terrain de l’ordre de 27 hectares. De même sont à prendre en compte le logement pour 2 500 personnels (accession à la propriété, location), et des résidences pour accueillir les personnels temporaires (quelques milliers).
La restauration :
Cet afflux de personnes va avoir un impact fort sur la restauration. C’est ainsi que le nombre de couverts pour le déjeuner devrait passer de 21 000 à 34 000. On s’attend à une forte hausse le soir et en week-end, mais pour ces derniers points, la demande est difficile à cerner, car elle dépendra fortement des habitudes qui s’instaureront. Cette demande sera liée à l’offre et à sa diversité, et aux transports locaux qui existeront.
Les services :
Les acteurs du plateau comptent sur l’augmentation du nombre de clients ou usagers potentiels et leur mobilité accrue pour qu’apparaisse une offre étendue de possibilités de restauration et de services notamment le soir et le week-end, facteur important pour le développement de la vie du Campus. Parmi les services souvent cités on peut citer des hôtels, un centre médical, des possibilités de crèche, des commerces, des restaurants et cafés.




