Le projet
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Le projet

Vingt-trois acteurs, dont les deux Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur, se sont mobilisés en 2008 pour bâtir collectivement le dossier « Campus du plateau de Saclay» qu’ils ont déposé le 10 février 2009. De quoi s’agit-il ?

  • Tout d’abord, renouveler les locaux vétustes de Paris-Sud 11, et les infrastructures associées qui datent des années 1960 ou 1970 pour la plupart. Plutôt que de rénover sur place, le conseil d’administration de cette université a décidé en 2008 de tirer profit de ce renouvellement de locaux pour situer l’université plus au cœur du dispositif en déplaçant sur le plateau une grande partie des locaux situés dans la vallée de l’Yvette ou à Chatenay-Malabry.
  • Ensuite, sept établissements d’enseignement supérieur viendront sur le plateau pour intégrer des bâtiments neufs et plus adaptés et pour bénéficier de leur intégration dans un grand Campus. Il s’agit de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, l’ENSAE ParisTech, AgroParisTech, une partie de l’Institut TELECOM (Télécom ParisTech, Télécom SudParis), l’Ecole Centrale Paris, l’ENSTA ParisTech et de MINES ParisTech.
  • De lancer quelques infrastructures à forte valeur ajoutée impliquant à chaque fois plusieurs acteurs du Campus : plates-formes de nanoscience et de nanotechnologie, centre d’intégration Nano-INNOV, bâtiments Digiteo, bâtiment climat et énergie, IPHE (innovation)…
  • De prévoir les infrastructures associées à la vie de Campus (restaurants, logements, équipements sportifs, services...)

Le Campus a été divisé en six zones dont trois (Palaiseau, Moulon et Martinière), destinées à accueillir les établissements arrivants, concentrent la majeure partie des investissements.

Evolution prévue de la population travaillant ou étudiant sur le Campus (Source FCS).

Evolution prévue de la population travaillant ou étudiant sur le Campus (Source FCS).

C’est un projet de longue haleine, qui correspond à la création d'environ 1 400 000 mètres carrés de surface dont 600 000 associés à la vie de Campus. Il devrait s’étaler sur une quinzaine d’années. Ce dossier, labellisé le 25 février 2009, s’est vu accorder en avril un financement de 850 millions d’euros par le gouvernement, somme à laquelle s’ajoutent prés de 900 millions issus de ministères de tutelles des établissements concernés et de cessions. D'autre part, la région a annoncé qu’elle contribuerait au projet à la même hauteur que l’Etat.

Représentants des 21 signataires du dossier du plan Campus.

Représentants des 21 signataires du dossier du plan Campus, des deux PRES associés et des deux chargés de mission de gouvernement qui ont participé au projet.

Ce projet est avant tout sous-tendu par une vision commune des 23 acteurs :

  • faire du Campus un lieu de visibilité mondiale de par la masse d’étudiants et de chercheurs présents sur le site, et ceci dans les trois domaines que sont la recherche, la formation, la valorisation. C’est ainsi, qu’à la fin de l’opération, il y aura sur le site treize établissements d’enseignement supérieur dont une université et une école normale supérieure, huit écoles d’ingénieurs et deux de gestion. L’ensemble représentera près de 30 000 étudiants sur le plateau de Saclay, soit 13 000 de plus qu'actuellement (auxquels il faut associer l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et ses 14 000 étudiants). Ces chiffres sont comparables aux grandes concentrations de niveau mondial.
  • tirer profit de cette masse critique et surtout de l’étendue des disciplines couvertes pour travailler sur des projets transverses et complexes nécessitant des compétences variées qu’il s’agisse de grandes questions de société tel le changement climatique et ses implications, ou de projets de développement économique. L’enjeu est de créer sur le site une animation scientifique à la mesure de ces ambitions, avec la création de laboratoires communs, d’actions transverses, de mise en commun de réflexions de tous les acteurs.
  • mettre sur pied une organisation confédérale des établissements présents sur le Campus, de manière à faire jouer des synergies et échanges de bonnes pratiques entre eux. Les domaines concernés sont par exemple la vie de Campus, une réflexion commune sur les équipements et infrastructures. Il s’agit aussi de créer une dynamique nouvelle, par exemple en matière de transports, de services, en donnant aux acteurs publics ou privés une vision consolidée des besoins.
  • faire de ce Campus un lieu de vie agréable, attractif, respectueux de l’environnement et ouvert sur l’extérieur.
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